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Site web pour un indépendant : combien de pages, et lesquelles ?

Pour la plupart des indépendants, des artisans et des petites structures, la réponse tient en un chiffre : cinq pages. Une d’accueil, une par prestation réelle (souvent deux ou trois), une qui dit qui vous êtes, une de contact. Tout le reste est soit inutile au départ, soit un article de blog déguisé en page.

Ce chiffre n’est pas une limite, c’est un point de départ. Un site qui commence à cinq pages écrites en entier vaut mieux qu’un site de vingt pages à trois lignes chacune, et il coûte moins cher, puisque le prix vient des contenus, pas du nombre de pages.

L’accueil : répondre en cinq secondes

La page d’accueil ne raconte pas votre histoire. Elle répond, sans scroller, à trois questions : qu’est-ce que vous faites, où, et comment on vous joint. « Électricien à Oyonnax et dans le Haut-Bugey. Dépannage, rénovation, mise aux normes. 06 xx xx xx xx. » Puis, en dessous, l’essentiel de ce qui suit : les prestations en trois blocs, quelques photos, deux ou trois avis, et le moyen de vous contacter, encore.

Beaucoup de sites s’ouvrent sur une phrase creuse, « Votre partenaire de confiance depuis 2009 », et gardent le métier pour la deuxième page. Le visiteur, lui, repart avant.

Une page par prestation réelle

C’est le cœur du site, et la partie que Google fait remonter. Une page par chose que vous vendez vraiment, pas une page « Nos services » qui liste tout. Chaque page répond en entier à celui qui cherche : ce que ça comprend, comment ça se passe, en combien de temps, quel ordre de prix ou comment vous chiffrez, ce qu’il faut prévoir de son côté, et des photos de cette prestation-là.

Combien de pages de ce type ? Autant que de prestations pour lesquelles on vous appelle, en général deux à quatre. Un plombier : dépannage, salle de bains, chauffage. Une ostéopathe : consultation adulte, nourrisson, sportif. Un traiteur : mariage, entreprise, particulier. Si une prestation représente un appel par an, elle tient en un paragraphe sur une autre page.

La page « qui nous sommes »

Une seule, courte, avec de vraies photos : vous, l’atelier, le cabinet, la camionnette. Ce que vous faisiez avant, pourquoi ce métier, depuis quand, avec qui. Les qualifications et les assurances. Ce n’est pas la page la plus lue, mais c’est celle qu’on lit juste avant d’appeler, et elle décide de l’appel pour un projet important.

La page de contact

Le téléphone cliquable, l’adresse avec l’itinéraire, les horaires, la zone d’intervention écrite, et un formulaire court : nom, téléphone ou e-mail, quelques mots. Pas de formulaire à douze champs. Pas de captcha qui fait identifier des feux rouges. Et une phrase qui dit quand vous répondez : « sous 24 h en semaine » vaut mieux que le silence.

Ce sont ces informations, nom, adresse, téléphone, qui doivent être écrites exactement pareil sur votre fiche Google et partout ailleurs.

Les pages qu’on peut ajouter ensuite

  • Des réalisations, quand vous avez dix chantiers ou dix projets à montrer en photos, avec deux lignes chacun. Avant, mettez les photos sur les pages de prestation.
  • Une FAQ, faite des vraies questions qu’on vous pose au téléphone. Elle se remplit toute seule au fil des mois, et elle est très bien lue par Google.
  • Une page « tarifs », si vos prix sont fixes : salon, institut, cabinet. Si tout se chiffre sur devis, dites plutôt comment vous chiffrez.
  • Des articles, un de temps en temps, qui répondent en entier à une question de votre métier. C’est un blog seulement si vous le tenez ; sinon ce sont des pages utiles, sans date.

Les pages qu’on vous vendra pour rien

  • Une page par commune. « Plombier à Bellignat », « Plombier à Arbent », « Plombier à Dortan », identiques au nom près. Ça se repère, ça ne remonte pas, et ça se paie. Une phrase sur la zone d’intervention fait mieux.
  • Les vingt pages « pour le SEO » écrites d’avance. Des pages creuses ne font remonter personne ; le SEO d’une petite structure se joue sur la précision, pas sur le volume.
  • Un espace client, un chat, une application. Presque jamais nécessaires pour un indépendant. Un téléphone qui répond fait la même chose.
  • Les mentions légales en trois pages. Une page, obligatoire, suffit.

Par quoi commencer

Prenez une feuille. Écrivez les prestations pour lesquelles on vous appelle, et rayez celles qui font un appel par an. Ce qui reste, plus l’accueil, la présentation et le contact, c’est votre site. Chaque ligne devient une page à écrire, dans les mots de celui qui appelle. Si vous voulez qu’on regarde la liste ensemble, écrivez-nous : c’est le conseil qu’on donne avant de construire quoi que ce soit.

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